Après quelques mois assez tendus, les frontières sont réouvertes et nous avons de nouveau l’occasion de ressortir de chez nous un peu plus loin et un peu plus longtemps. Il nous appartient de faire attention et de peser le pour et le contre de nos choix de voyage, nous sommes tous adultes ici.

Nous n’avons en tous cas pas attendu cette crise pour nous remettre en question et changer notre façon de voyager. Après un genre d’épiphanie à propos de notre impact, 2019 s’est faite sans avion et je pense que ça va durer encore un bon moment comme ça. Je le vis assez bien je dois dire.

Cette année, on fait simple : on fait du house-sitting en Alsace. C’est pas trop loin et on ne va pas se mélanger à trop de gens. C’est un peu comme une retraite mais avec du gewurztraminer.

Que vais-je faire pendant tout ce temps ?

Au programme : visite des alentours, quelques randos, repos, découverte des petits plats et gourmandises vegan qui fleurissent dans la région, de la photo (obviously), et quand même travailler un peu parce que bon, les choses ne vont pas se faire toutes seules. Un mois somme toute assez calme.

En attendant le moment de pouvoir partir, j’ai pensé à ce que j’allais bien pouvoir mettre dans mon sac. Si voyager léger quand on est photographe est une chose, c’en est une autre quand on est freelance et qu’on a un peu perdu l’habitude de faire son sac pour un mois.

Je suis stupéfait de voir qu’après autant d’années de remaniement, perfectionnement, et optimisation de mon workflow, je suis toujours aussi chargé quand je dois travailler en voyage sur autre chose que du code ou de la photo. Vivement que je gagne à la loterie pour passer tous mes disques externes en SSD, ça me fera déjà pas mal d’encombrement en moins !

Le plus important : le kit photo !

Ça restera le plus important, quoi qu’il arrive, alors commençons par là.

Flemme = léger = pas de trépied, d’ailleurs j’en utilise quasi plus en vrai. C’est pas faute d’avoir cassé les pieds de tout le monde sur l’impérativité (je sais, ce mot n’existe pas mais c’est mon blog) d’avoir un trépied dans son sac photo. Les temps changent. MC Solar l’avait dit.

C’est la même chose pour les filtres. J’ai pas envie en ce moment. Il faut aussi savoir s’écouter et accepter qu’on ne peut pas tout faire tout le temps. Donc mon kit de filtre restera à la maison avec le trépied.

On sait ce que je ne prendrai pas, alors qu’est-ce que je vais prendre ? Ben ça.

Mon boitier évidemment, avec un Summicron 35mm qui me permet de faire 95% de mes photos, et mon nouveau Super-Elmar 21. Pas de focale standard, pas de télé (j’aurai Netflix de toutes façons /lol/).

Si je n’avais pas craqué la semaine passée pour le Super-Elmar, je serai probablement parti avec le Summicron seulement.

Avec ça, les classiques : chargeur, batteries, cartes SD. Basta.

PNY Power Delivery

Ce voyage n’est pas, comme les précédents, marqué par l’itinérance. Je vais rester à un endroit et graviter autour de celui-ci. Mais j’en profite pour approfondir mon test des deux batteries que PNY m’a envoyées il y a déjà quelques mois : la Power Delivery 10000 et la Power Delivery 20000.

Respectivement de 10000mAh et 20000mAh, elles supportent le Quick Charge sur leur port USB-C et me permettent donc de charger mon Macbook (oui, même la petite le permet, à condition de ne pas travailler en même temps).

Tant que maintenant, je suis assez content des 2 modèles. Généralement, je ne prends la grande que quand j’emporte aussi le Macbook. La petite est tout à fait suffisante pour le reste. C’est un peu dommage qu’il n’y ait pas de Quick Charge sur au moins un port USB-A, ce qui m’aurait permis de charger plus rapidement les batteries de mon appareil photo, mais ça fonctionne déjà bien comme ça, on ne va pas se plaindre.

Une bonne veste, ça peut aider.

Quand on lui a demandé s’il avait un conseil à donner aux photographes du monde entier, David Hurn a répondu « wear good shoes ». J’ajouterais qu’une bonne veste, c’est pas mal non plus, surtout quand on part un mois.

Les prévisions sont chaudes, voir très chaudes, avec peu de chances de pluie. Mais j’ai appris que même 0,1% de chance de pluie ne veut pas dire qu’il n’y aura pas de pluie.

EquipementAventure m’a permis de tester la veste de pluie D3865M de Save The Duck. J’ai choisi une veste de Save The Duck, parce que c’est une marque italienne qui fait des vestes vraiment cool et de très bonne qualité, et surtout vegan ! J’ai déjà la D3065M qui est une veste plus chaude et compacte et que j’adore donc je savais déjà que j’allais vers quelque chose de bien.

Enroulée, avec le Leica à côté pour donner une idée de la place qu’elle prend. Elle est pas mal compacte et légère !

Donc voilà, je l’emmène en espérant pouvoir la tester sous une averse rafraichissante. Parce que depuis que je l’ai reçue, c’était soit sécheresse soit confinement en ville donc un peu compliqué. Et puis si je ne vois pas d’opportunité, ben il restera encore la douche.

Mon sac à dos préféré

Ha. Ben oui. On va mettre tout ça où ? Ben dans un sac. À dos de préférence parce que même si je ne bouge pas beaucoup, j’ai pas envie de me coltiner mes trucs avec des roulettes. Du coup, je vous présente mon sac à dos préféré : le WANDRD PRVKE 21L.

Ça fait maintenant 13 mois que je l’utilise quasi quotidiennement pour mes voyages, des petits déplacements, transporter du matériel photo/vidéo, faire mes courses, et en randonnée aussi quand je suis suffisamment en forme pour en faire !

Les sangles sont super agréables, la ceinture ventrale aussi, et le profilage du sac est très bien équilibré. Mais ouais, c’est surtout les sangles qui sont top. Elles sont un peu plus larges que celles des autres sacs que j’ai déjà eus. Pour quelqu’un qui est dans une situation normale, ça peut être vu comme un détail, mais j’ai de plus en plus de douleurs aux épaules et ça fait franchement toute la différence.

Un peu de lecture (ouais je sais, on ne dirait pas)

J’aime bien acheter des livres et espérer les lire. Du coup, j’ai une pile monstrueuse et contrairement à ce que toute personne saine d’esprit ferait, je continue à acheter chaque nouveau livre trop cool ou juste vaguement intriguant que je vois en librairie. En quelques années, ma pile à lire est passée de quelques livres à la branche « Lectures diverses, éclectiques et totalement aléatoires » d’une bibliothèque imaginaire chelou.

Je me suis dit qu’avec 3 livres, ça serait assez pour le mois vu que je lis peu et lentement.

D’abord Quartier Lointain de Jirô Taniguchi, que Fred m’a offert parce que je disais depuis des semaines que je voulais relire du manga mais que je ne trouvais rien qui m’intéressait. Ensuite Le désert, allers et retours, de Raymond Depardon et Eric Hazan. Et finalement Du coin de l’œil, de Nicolas Bouvier qui est un recueil de ses textes parlant de la photographie, d’où l’intérêt probablement…

Voilà !

En gros, c’est ça. L’ordinateur, les câbles, les fringues de base, puis quelques trucs dédiés au travail que je dois terminer sur le temps que je serai là.

Comme d’habitude, après le voyage, j’éditerai l’article avec mon retour d’expérience !