Vous passez votre temps à regarder ce que le matériel photo que les autres utilisent, sur leurs blogs, sur les réseaux sociaux, dans la rue ? Y a pas de mal, moi aussi ! J’ai parfois l’impression que je passe trop de temps à réfléchir à mon équipement mais d’un côté, comparer, tester, essayer d’autres systèmes, discuter avec d’autres de ce qu’ils utilisent, ça fait progresser dans sa propre compréhension de la photo, non ? (oui je sais, ça sonne comme un prétexte… je crois que c’en est un :D)

Allez, si vous voulez savoir ce quel matériel j’utilise, allons-y. Parce que ce n’est peut-être pas l’appareil qui fait la photo, mais quand même… sans matériel, on n’ira pas loin !

Il n’y a pas que « un » bon matériel photo

Au cours des années, j’ai changé plusieurs fois de matériel, de marques, et de systèmes. À chaque changement, je suis passé par cette étape d’adaptation où l’on doit réapprendre les réglages, la position des boutons, refaire ses automatismes. J’ai aussi remarqué que ma façon de photographier change dès que j’ai un matériel différent en main, et qu’après m’être adapté à un nouveau fonctionnement ou une nouvelle façon de travailler, j’affine ma photo.

Attention ! Je ne fais pas du tout l’apologie du GAS. J’y vois principalement deux choses. La principale : il n’y a pas « un » bon matériel, mais bien un ensemble d’équipement convenant à un ensemble de situations et de façons de travailler. Et la seconde, c’est qu’il n’y a aucune raison d’avoir peur de migrer d’un système à l’autre !

Appareils photo et objectifs

Commençons par le principal, les appareils et les objectifs. Je ne vais pas vous énumérer les dizaines d’objectifs qui prennent la poussière ou que je ne sors qu’une fois tous les 6 mois pour m’amuser, les quelques boitiers argentiques, 35mm ou moyen format, etc. Concentrons-nous sur ce que j’utilise le plus.

Fujifilm X100F

J’ai testé le X100F pour la première fois sur le GR34 en Bretagne. Je l’avais choisi pour les occasions où je voulais vraiment alléger mon sac au maximum. Mais depuis, il est devenu mon boitier principal. Ce n’est pas mon matériel le plus lumineux. J’ai des objectifs plus piqués que celui de cet appareil. Mais il n’y a pas que ça dans le choix de son matériel principal. Il est facile à utiliser ; a une bonne ergonomie ; est très léger ; et a une résolution plus que suffisante pour mon travail. De plus, on retrouve « les couleurs Fuji ». Et ça, c’est quand même cool aussi ;).

Sur la photo, on peut voir que j’y ai ajouté un grip. C’est un grip de la marque Metrocase. Je ne sais pas si je vais le garder comme ça ou si je vais le modifier pour ne garder que le dessous (le plateau Arca Swiss). L’avenir nous le dira ;).

Olympus OM-D/PEN-F, Voigtlander Nokton, et M.Zuiko

Quand j’ai quitté Canon et le plein format, je cherchais une alternative plus compacte et légère. Mais je ne voulais cependant pas faire de concession sur 2 points : mon matériel devait être robuste et tropicalisé, et la qualité des images devait être au moins à la hauteur de ce que m’apportait mon matériel photo précédent.

Le format micro 4/3 était tentant : un format standard, des boitiers et des objectifs compacts (surtout quand on veut partir dans des focales très longues). Mais il était aussi fort jeune et j’avais des doutes. Jusqu’au moment où j’ai testé l’OM-D E-M1 d’Olympus et quelques uns de leurs objectifs de la gamme M.Zuiko. L’E-M1 (mark 1) est à mon sens l’appareil qui a apporté au format micro 4/3 ses lettres de noblesse, l’élevant au stade d’option réelle pour beaucoup de professionnels. Depuis, j’ai investi dans ce système.

Olympus PEN-F

C’est mon boitier principal avec l’E-M5 Mark II. Il n’est pas aussi robuste que lui ou l’E-M1, c’est certain. Par contre, le PEN-F supplante ses deux prédécesseurs au niveau des fonctionnalités et est un pur plaisir à utiliser. Je vous en parle plus en détail dans mon review à moyen-long terme. Et si les choses se corsent, alors je range le PEN-F et je passe à l’E-M5 Mark II qui encaisse tout, lui ;).

Olympus OM-D E-M5 Mark II

Olympus OM-D E-M5 Mark II

C’est mon 2e boitier principal. Je ne vous parlerai pas des spécifications de l’E-M5 Mark II, ça ne m’intéresse pas vraiment. Par contre, je peux vous parler de l’année qui s’est écoulée et de mon expérience avec cet appareil constamment à mes côtés, bravant l’eau, la poussière, les coups, et tout ce que l’on peut (raisonnablement) imaginer. Je considère qu’un appareil photo est avant tout un outil qui doit pouvoir me suivre partout. L’E-M5 Mark II le fait sans aucun soucis.

Voigtlander MFT Nokton : 17.5mm f/0.95 Aspherical, et 42.5mm f/0.95

Voigtlander Nokton 17.5 and 42.5 MFT

J’aime les grandes ouvertures. Voilà, c’est dit ! Il ne m’a pas fallu plus de 5 minutes d’essai dans un magasin pour repartir avec le 17.5mm. Depuis, il n’a quasi jamais quitté mon sac, voire l’appareil ! On était faits pour s’entendre : grande ouverture, construction de tank (poids de tank aussi par contre), qualité optique à tomber.

J’ai obtenu le 42.5mm un peu plus tard. Il me fallait une focale pour les portraits et comme j’étais conquis par mon premier Nokton, je n’ai pas hésité longtemps. À eux deux, ils font une équipe de choc !

Olympus M.Zuiko PRO : 7-14mm f/2.8, et 40-150mm f/2.8

Olympus M.Zuiko 7-14 and 40-150 PRO zooms

Le premier appareil digne de ce nom que j’ai eu en main était un Olympus OM10 avec quelques optiques Zuiko. Je savais donc déjà à quoi m’attendre en investissant dans leur gamme PRO, un matériel de haute précision avec une construction de qualité. Si j’ai tout de même fini par me séparer du 12-40mm f/2.8 de la même gamme, c’est parce que je lui ai préféré les 2 Voigtlander Nokton (question de goût et de façon de travailler).

Le 40-150mm est une machine. Que cela soit dit ! Voyage, concert, animalier (même si il reste un peu court pour ça), je ne me suis à aucun moment senti limité. Et pour une telle plage focale à une ouverture constante de 2.8, le poids est négligeable.

Edit du 21 juillet 2017

Dans la version précédente de cette page, je disais ceci :

En ce qui concerne le 7-14mm, c’est un de ces objectifs qui me fait douter. Il est exceptionnel, là n’est pas le problème. C’est juste une plage focale très spécialisée. Si vous faites de l’architecture, ou du paysage très large pour lesquels vous cherchez des angles dramatiques, alors foncez ! Ne pratiquant que très peu ce genre de photo, j’ai des difficultés à m’y retrouver avec.

Et de fait, j’ai fini par revendre le 7-14 mm. Je ne reviendrai pas sur ce que j’ai dit, cet objectif est d’une qualité exceptionnelle. Mais je n’en ai juste aucune utilité. Je l’ai utilisé peut-être 2 fois sur les 6 derniers mois avant sa revente.

Olympus M.Zuiko Premium : 60mm f/2.8 Macro, et 75mm f/1.8

Olympus M.Zuiko 60 Macro and 75 Premium Prime

Je fais très peu de macro, mais pour le prix ridicule du 60mm f/2.8 (et probablement à cause du GAS donc je vous parlais), j’ai voulu y goûter. Résultat ? Ben, j’ai une superbe optique macro, qui franchement donne des résultats impressionnants et… je ne fais toujours que très peu de macro :D. Mais ça, c’est plutôt par paresse et parce que j’ai d’autres priorités en fait.

Le 75mm f/1.8, c’est une toute autre histoire. Je pense que je n’ai jamais eu en main une optique aussi précise et neutre. C’est une merveille qui ne quitte presque jamais mon sac photo, formant avec les 2 Voigtlander une triade de choc.

Les trépieds

3 Legged Thing : Brian Evo2 et Keith

3 Legged Thing Brian Evo 2 and Keith

J’ai fait la découverte de 3 Legged Thing avec Brian, leur trépied star qui a raflé tous les prix de son année de sortie. Je voulais un trépied léger, robuste, stable, et compact. Brian est tout cela, et pour une fraction du coût d’un équivalent chez Gitzo ou Really Right Stuff. Il a aussi une amplitude d’utilisation des plus larges, pouvant s’étendre jusqu’à plus de 2m du sol.

Un peu plus tard, j’ai eu l’occasion d’acquérir un modèle encore plus compact du nom de Keith. Véritable trépied de voyage, il est ultra léger. Keith est cependant plus petit que Brian avec seulement 1m d’ouverture maximum. On doit bien faire des choix ;).

Jobby GorillaPod Focus

Joby GorillaPod Focus

Vu par beaucoup (moi y compris au début) comme une alternative au trépied « quand on manque de place », le GorillaPod est en fait bien plus que cela ! Je le vois comme un accessoire à part entière et complémentaire au trépied classique. Besoin de fixer votre appareil à une barrière ? une branche ? un poteau ? Le GorillaPod est fait pour ça et bien d’autres choses encore.

Et les sacs ?

Je ne parle pas vraiment de sacs sur cette page. Ce n’est pas parce que je considère qu’ils ne font pas partie du matériel photo, que du contraire. C’est plutôt parce que je change tout le temps de sac photo. Je suis en constante recherche du sac idéal ! Le graal pour tout photographe :D.

En ce moment, j’utilise une combinaison d’un sac photo de randonnée F-Stop Satori Exp pour les jours où j’ai besoin de « tout » mon matériel, et d’un messenger pour les jours où je peux me contenter d’un kit léger. Comme messenger, j’utilise toujours mon vieux F-Stop Millar Bandon.

Photo de couverture par Fred de Yummy Planet