Dans mon éternelle recherche du sac photo parfait, j’ai découvert F-Stop et leur Millar Bandon. S’adressant aux photographes urbains et en particulier à ceux qui sont munis d’un kit réduit, le Millar Bandon allie la fabrication irréprochable des produits F-Stop à un style plutôt rétro.

Après 5 mois, autant de voyages, et une utilisation quasi quotidienne dans la ville où j’habite, voici mes impressions.

Disclaimer

L’exemplaire dont je vous parle est le mien et je l’ai acheté avec mes deniers.

F-Stop Millar Bandon

Bon, je viens juste de le dire mais je le répète : la qualité de fabrication des produits F-Stop est irréprochable. Généralement, c’est là que vient un « mais », et pourtant je n’en vois pas avec ce sac en particulier. Ok, les boucles de la sangle pourraient être en métal plutôt qu’en plastique. J’ai toujours eu du mal avec ça mais à vrai dire, ça tient. Surtout qu’on n’est pas non plus censé charger des blocs de plomb dans ce sac.

L’esthétique est soignée et assez rétro. Je le trouve assez cool et c’est vrai qu’il ne ressemble pas trop à un sac photo même si j’aime rappeler que même un Vuitton ressemble à un sac photo quand on a un trépied à l’épaule. C’est juste qu’il a un meilleur look que la sacoche basique qu’on reçoit en cadeau quand on achète son premier appareil.

Volume de rangement

F-Stop Millar Bandon

Le Millar Bandon est un sac léger pour les kits réduits. Ok, mais qu’est-ce qu’un kit réduit ? La fiche technique annonce que le sac peut contenir un boitier reflex sans grip et deux objectifs, ou un boitier avec objectif monté et un second objectif. On pourrait y ajouter une tablette ou un netbook, et quelques accessoires dans les différentes poches.

Enfin, ça c’est sur le papier. Parce qu’en réalité, il y a encore de la place !

Ces derniers mois, mon kit réduit se compose du 6D avec le 16-35mm 2.8L et le 70-200mm 2.8L IS. À cela, j’ajoute quelques batteries, des cartes SD, un pack de filtres Formatt Hitech avec le support et deux bagues, un CPL, de quoi nettoyer mes optiques, un bloc-note (parce que c’est quand même plus confortable qu’écrire sur un smartphone). Parfois, j’ajoute un speedlite et deux triggers. Et si je pousse un peu, il y a même la place pour mon iPad ou mon Macbook Air et un disque dur.

Bon, là ça devient un peu serré quand même. Mais généralement, je porte le boitier et un objectif en dehors du sac donc ça va. Faites tout de même attention au poids que vous imposez à votre épaule. Je le regrette parfois en fin de journée, mais je tiens à souligner que ce n’est pas un sac adapté à un chargement lourd. (en bref, faites ce que je dis, pas ce que je fais :D)

J’attire l’attention sur le fait que je charge déjà plus dans ce sac que dans l’InCase DSLR Pro Sling Pack, pour le tiers du prix, et avec un meilleur confort d’utilisation.

Mon seul regret est qu’il n’y ait rien pour accrocher un trépied. Bon, j’ai trouvé différents moyens de le faire tenir, coincé dans la sangle, en dessous du rabat, etc. Ça fonctionne mais ce n’est pas idéal. Avec mon kit actuel, c’est juste plus simple de mettre une sangle au trépied et de le porter croisé comme un 2e sac. Avec un plus petit kit, le trépied peut tenir sous le rabat mais il faut trouver l’équilibre pour qu’il ne glisse pas dès qu’on se penche. C’est dommage mais ça ne s’inscrit peut-être pas dans l’idée d’utilisation du sac.

Utilisation

Pas grand chose à dire ici, tout est simple et rapide d’accès. Si on n’abuse pas sur la quantité de matériel, le confort est au rendez-vous. Il y a suffisamment de poches. Le sac ne glisse pas intempestivement dès que l’on se penche.

Contrairement au Loka, le Millar Bandon ne supporte pas trop les fortes pluies trop longtemps mais soyons clairs, ce n’est pas la même gamme de sacs. De l’imperméabilisant sur le rabat devrait cependant améliorer la résistance. Franchement, je ne m’en plains pas. J’ai essuyé plusieurs grosses pluies ces dernières semaines et si le sac était mouillé, le matériel, lui, était protégé. Cependant, pensez à vider le sac pendant qu’il sèche. C’est évident mais je ne l’ai pas fait… (encore une fois, ce que je dis, pas ce que je fais !)

Sur 5 mois, je ne l’ai vraiment pas ménagé. J’ai porté le trépied coincé sur la sangle pendant deux bons mois avant de me rendre compte que ça commençait à l’abimer. Je l’ai trainé contre des murs, des rochers, l’ai lâché dans une flaque, j’ai fait de l’urbex avec, de la randonnée, et souvent avec beaucoup plus de charge qu’il n’est censé embarquer. Et malgré tout ça, il est toujours en parfait état de fonctionnement et 100% fiable.

En bref

Avantages

  • Volume parfait pour un kit raisonnable (et même plus) ;
  • Fabrication irréprochable et très bonne résistance ;
  • Look agréable et poches pratiques ;
  • Prix tout à fait correct à €69.

Inconvénients

  • Rien pour fixer un trépied ;
  • En fait, c’est tout…

Si vous ne l’aviez pas encore compris, ce sac est un de mes meilleurs achats. Je l’utilise quotidiennement, parfois juste avec mon ordinateur et quelques accessoires, parfois avec mon Rolleiflex, des bobines de film et un bouquin, et la plupart du temps avec le kit que j’ai décrit plus haut. Je n’ai pas encore essayé avec un kit micro 4/3, mais je me réjouis de le faire parce que ça doit être un parfait combo.

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