J’ai enfin pu voir l’exposition The World of Steve McCurry qui se tient à la Bourse de Bruxelles jusqu’au 25 juin 2017 !

Je ne vais pas vous présenter Steve McCurry. On n’en est plus vraiment là, n’est-ce pas ? 😀

The World of Steve McCurry

En résumé, The World of Steve McCurry, c’est 200 tirages grand — voire très grand — format, disposés en une sorte de dédale un peu chaotique à première vue. Au moment de me lancer dans la visite, je demande s’il y a un chemin à suivre. « Non, il n’y a pas d’ordre précis », me répond-on. OK, allons-y alors.

Après quelques instants, il me semble comprendre. Une des premières citations que j’ai entendues de Steve McCurry disait « My life is shaped by the urgent need to wander and observe… ». Pourquoi quelqu’un si attaché à ce besoin d’errer et d’observer, prônant les bienfaits de « se perdre volontairement » dans une ville, enfermerait son visiteur dans un itinéraire tout tracé ? Cela irait à l’encontre de l’essence de son travail.

Au milieu des photos phares de McCurry, on retrouve des images parfois un peu moins connues mais non moins marquantes. On ne peut évidemment s’empêcher de s’arrêter devant sa photo probablement la plus célèbre : « The Afghan Girl ».

L’audioguide est gratuit. Prenez-le ! Vous apprendrez les histoires qui se cachent derrière 50 des 200 photos exposées. Si vous êtes à l’aise en anglais, je vous encourage vivement à choisir votre audioguide dans cette langue. Après tout, c’est la version originale. Vous entendrez donc Steve McCurry himself vous raconter ses rencontres, ses pensées, et parfois donner ses conseils. C’est franchement mieux qu’écouter une traduction lue par un acteur. En plus, la voix en français était franchement bizarre…

Si les photos sont en général présentées d’une manière désorganisée, on retrouve à certains endroits des séries. Comme celle-ci en noir et blanc réalisée en Afghanistan. Un petit film à l’entrée de cette section raconte comment Steve McCurry s’est approché d’une faction de moudjahidines ou encore comment il a réussi à passer les différents checkpoints avec ses films en les cachant d’une manière assez improbable.

Mon avis

La question principale que l’on m’a posée, c’est si cela valait la peine de voir cette exposition. La réponse sera très personnelle et dépend de ce que vous attendez d’une exposition.

À moins que vous ne soyez un fan inconditionnel de Steve McCurry, il y a de fortes chances que vous découvriez des photos que vous n’aviez pas encore vues. Je connais son travail depuis un moment, je le suis (de loin), et j’étais pourtant loin de connaître la moitié des œuvres exposées.

La série sur son projet pour Lavazza est probablement la partie de l’exposition qui m’a le moins touché. Est-ce l’aspect corporate/pub qui m’empêche d’entrer dans les images ? Une variation de style par rapport au reste de son travail ? Je n’en sais rien. Il y a des images fortes dans cette série mais je n’arrive pas à m’en rapprocher. Ça me fait penser à ce que j’avais ressenti par rapport à sa série pour Valentino. Techniquement, c’était un travail pro, mais au niveau des valeurs, du décalage entre l’histoire racontée par les images et ce que l’on connait sur l’industrie mise en avant dans ces images, il y a un écart qui m’est difficile de franchir.

J’ai apprécié les quelques capsules vidéos, leur contenu était intéressant en tant que visiteur mais aussi en tant que photographe. McCurry livre quelques conseils aux jeunes photographes (et même si je suis de moins en moins jeune, je reste un jeune photographe en bien des points xD), parle de son parcours et revient sur certaines photos avec quelques réflexions très pertinentes.

Bref, je ressors de cette exposition avec autant d’idées de directions à prendre (directions en terme de voyage mais aussi de photographie) que de questions à (me) poser. Et déjà rien que pour ça, ça en valait la peine ;).

En pratique

The World of Steve McCurry sera visible jusqu’au 25 juin 2017 à la Bourse de Bruxelles. Vous trouverez plus d’informations sur le site officiel de l’exposition.

  • Le prix est de 12€ pour les adultes, et 6€ pour les jeunes.
  • On en a eu pour environ 2h pour faire toute la visite, écouter toutes les descriptions de l’audioguide, et regarder les différentes vidéos.
  • Il n’y a qu’un seul endroit où s’asseoir, c’est devant un documentaire. Est-ce une volonté ou un oubli ? Je ne sais pas. Mais en tous cas, ne vous encombrez pas de trop, votre dos et vos pieds vous en seront reconnaissants ;).
  • Les photos sont permises. Évitez le flash quand même, c’est dérangeant pour tout le monde. Je dis ça, je dis rien ;).
  • La Bourse est accessible aux PMR. Il faut cependant contacter l’accueil (0494 08 97 63) pour que l’on vous facilite l’accès.

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?